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Festival Papillons de Nuit #14 – Jour 2 (07/06/14)

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Samedi matin, nous émergeons en même temps que le soleil. Constat désagréable, il a plu toute la nuit et l’état du site a empiré. Nous croisons toute la journée des camions amenant copeaux et graviers afin de permettre aux 20 000 festivaliers attendus de piétiner joyeusement devant les scènes. Malgré de courtes nuits difficiles, la fête reprend de plus belle et sous le chaud soleil normand, les siestes à l’ombre ou les plongeons dans les ruisseaux sont les bienvenus !

Le site ouvre ses portes dès 16h et ce sont les Two Bunnies In Love qui ouvrent. Ils font preuve de bonne humeur et d’envie, et si l’intention reste louable, le groupe doit encore murir pour séduire. En revanche du côté de New Politics c’est plutôt une bonne surprise. Ils font partie de cette famille de groupes dont les noms ne nous évoquent rien mais dont les titres nous sont familiers. Les morceaux énergiques et enthousiastes de ce pop-rock solaire emportent le public, et l’on se surprend à entendre dans le son des danois des sonorités californiennes. Séance d’échauffement toute en sautillements et déhanchements : cette soirée est bien lancée !

C’est Julien Doré qui ouvre le bal des têtes d’affiches sur la grande scène. Entre la pop et la chanson, à la fois rockeur et crooneur, le félin Julien Doré convainc par son talent de musicien et captive par sa présence. On se demande seulement si les conditions (grosse scène, de jour etc) conviennent à cet univers finalement assez intimiste.

Changement de scène et d’ambiance, Gaëtan Roussel s’invite sur la scène 2. Bien accompagné par un groupe au grand complet, le généreux Gaëtan Roussel prend un plaisir évident à être sur scène. Et à entendre le public chanter en cœur avec lui, le plaisir est partagé.

La partie de ping-pong entre les deux grandes scènes se poursuit et nous ravi tout particulièrement ce soir, car c’est Foals qui smatch maintenant la grande scène. Avec application et puissance, Foals répand son rock comme une nappe de brouillard sur la foule massée devant eux. Pas très causants, les britanniques déroulent leur set hypnotique et froid et on ne peut qu’être soufflés par le magnétisme de leur indie-rock dansant. La foule, saisie, relâche enfin son souffle sur My Number pour tomber dans des démonstrations groupiesques en rupture totale avec l’ambiance générale du concert. Étourdissant.

Le Prince Gesaffelstein ne fait pas non plus dans l’effusion. Le dandy électro prend place sur un podium doré, seul élément chaleureux de ce décor plutôt froid et minimaliste, fidèle au son délivré. On note outre le son envoutant de Gesaffelstein, le très bon show vidéo et lumière, et la présence, charismatique et ténébreuse de cette ombre chinoise réservée allumant nonchalamment une cigarette.

Sauvages toujours, et les indomptables Fauve entrent en piste sur la grande scène. Pour ceux qui connaissent déjà les textes rageurs à la limite du rap et du slam et les mélodies électro pop entêtantes, il faut imaginer l’énergie déployée live, la qualité de la mise en scène avec une cage d’écrans sur lesquels sont projetées les vidéos réalisées également par le collectif. Fauve , à force d’écumer les scènes de France, mûrit et délivre son message poignant avec force. Droit au cœur.

Sur l’autre scène, c’est Alex Hepburn qui clôture cette soirée. La nouvelle diva soul à la séduisante voix rauque joue au chat et à la souris avec le public, à la fois séduisante et désinvolte, distante et enthousiaste. De nombreuses reprises de grands classiques du blues et de la saoul émaillent son concert et mettent en évidence son talent d’interprète. En revanche son plaisir d’être sur scène ne nous a pas sauté aux yeux et n’a pas enthousiasmé les quelques festivaliers encore présents qui évacuent tranquillement le site.

Jour 1Jour 2Jour 3

Textes : Margot Aymé
Photos : YAOF Design

Toutes les photos du festival par YAOF Design : ici
Site web du festival : www.papillonsdenuit.com